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Théories politiques
par René Berthier le 15 mars 2020

"Eurabia". 4e et dernière partie

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Bat Ye’or et l’extrême droite

Les nazis et le dialogue euro-arabe
Par un curieux raisonnement par amalgame, le dialogue euro-arabe établi lors de la première crise pétrolière n’a pas seulement « semé les graines du Jihad politique, culturel et économique de l’Europe », il a également « ravivé certaines des politiques des nazis». Des fugitifs nazis se sont installés en Egypte, en Syrie et dans d’autres pays arabes après la guerre : «maintenant, l’idéologie nazie a retrouvé son chemin dans la politique européenne à travers le dialogue euro-arabe par la mise en place d’une politique européenne unifiée anti-israélienne» . Ce serait particulièrement vrai de la part de la France :
« Il n’y a pas de doute que l’objectif des Français est d’établir des liens euro-arabes se fondant sur une base fortement anti-américaine et judéophobe. Les partis européens qui voulaient suivre l’orientation Française partageaient avec les Arabes une politique antisémite/antisioniste. »

Ye’or affirme que les dirigeants européens pensaient pouvoir créer, à travers le dialogue euro-arabe, « une alternative globale au pouvoir américain », ce qui est évidemment, du point de vue de l’auteur, une chose dont le caractère néfaste n’a même pas à être discuté. Ce sont les puissances arabes qui ont « contribué à promouvoir l’islam et les politiques anti-israéliennes à travers le monde ». Il n’est évidemment pas envisagé que la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens ait pu contribuer à déterminer l’attitude des masses arabes – au Proche-Orient comme en Europe.
Ye’or affirme même qu’outre le fait que l’Europe ait « des marchés » – là encore, gagner des marchés n’est une chose positive que lorsque ce sont les États-Unis qui les gagnent – elle ait également bénéficié de «pétrole gratuit» (free-flowing oil, littéralement : du pétrole coulant gratuitement). Sur ce dernier point, les consommateurs européens n’ont rien remarqué …

Dans une autre interview, Ye’or donne des précisions qui éclairent son système de pensée : l’Eurabie serait une «réalité géopolitique» constituée à partir de 1973 (la crise pétrolière) à travers un « système informel d’alliances entre d’une part, les neuf pays de la communauté européenne (CE) qui, élargis, devinrent l’Union européenne (UE) en 1992 et, d’autre part, les pays arabes de la Méditerranée ». Ce système d’alliances fut élaboré au plus haut niveau entre l’Union européenne et la Ligue arabe ; il fut

« synchronisé sous l’égide d’une association appelée Dialogue euro-arabe (DEA) créé en juillet 1974 à Paris. Un groupe de travail composé de comités et toujours présidé conjointement par un Européen et un Arabe définit le programme, organise, met en œuvre et contrôle l’application des décisions. »

C’est là que le bât blesse. Des Arabes qui sont des interlocuteurs à part entière avec des Occidentaux ! Quelle innovation diabolique ! Dans le système américano-israélien de pensée en matière de politique internationale, c’est une obscénité ! Dans ce système-là, le seul interlocuteur arabe acceptable est celui qu’ils ont eux-mêmes choisi. Or que voit-on ? Les interlocuteurs avec lesquels les Européens discutent sont les représentants de la Ligue arabe, c’est-à-dire une instance, quoi qu’on puisse en penser par ailleurs, qui est largement légitimée dans le monde arabe.

« Le gouvernement Français était le moteur qui faisait marcher cette politique. Si la France n’avait pas pris la tête pour organiser l’unité de l’Europe comme contrepoids à l’Amérique, et pour construire un bloc euro-arabe contre l’Amérique, le dialogue euro-arabe n’aurait pas existé. »

La raison pour laquelle la France a pris cette initiative serait liée à ses affinités, au sein de la « classe coloniale Française, avec le Maghreb ».

Bat Ye’or inspiratrice de Breivik ?
Lorsqu’on joue avec le feu, il ne faut pas s’étonner si on déclenche un incendie.
Le 22 juillet 2011 un Norvégien d’extrême droite, anti-musulman obsessionnel nommé Anders Behring Breivik, fait exploser une camionnette contenant 950 kilos d’explosifs contre un édifice gouvernemental d’Oslo, faisant 8 morts. Peu après, muni de 3 000 cartouches, il massacre 69 personnes sur une île où se tenait un camp de la Ligue des jeunes du parti travailliste de Norvège, faisant en outre 151 blessés. À son procès, il invoquera la légitime défense et s’excusera de « ne pas avoir exécuté davantage de personnes ».
De nombreux médias anglo-saxons s’empressèrent de mettre l’attentat sur le compte des islamistes, avant de se rendre compte sans complexe de leur bévue, mais ils auront soin de préciser que cet attentat était de « type islamiste », juste histoire de dire qu’ils n’avaient pas complètement tort, bien que l’auteur du massacre fût un chrétien blond aux yeux bleus. Ainsi, une certaine Jennifer Rubin écrivit dans le Washington Post du 22 juillet 2011 que ces événements étaient « un triste rappel pour ceux qui pensent qu’il est trop coûteux de mener une guerre contre les djihadistes » ! De même, la Une du Sun du 23 juillet 2011 titra : « Massacre d’Al Qaïda : le 11-Septembre de la Norvège » .
Dans un article du Guardian intitulé «La couverture médiatique de la tuerie de masse en Norvège n’était que conjectures sans faits», l’auteur, Charlie Brooker, cite un diplomate US qui déclare en substance : «Considérez que ce sont les musulmans jusqu’à ce que ça ait l’air de ne pas l’être, et en attendant, considérez que c’est eux de toute façon .»
Il est vrai que les sites djihadistes d’Oslo ont eux aussi connu une explosion de posts de joie à la nouvelle du massacre, avant, eux aussi, de se désister lorsqu’il fut clair que l’auteur des attentats n’avait pas leurs raisons à eux de massacrer de jeunes Norvégiens : Breivik ; loin de vouloir détruire Israël, voulait le soutenir parce qu’il était un rempart de l’Occident contre l’invasion musulmane !
Et il y eut naturellement la cohorte habituelle d’experts qui se succédèrent dans les médias pour diriger les soupçons vers les musulmans. Ainsi, un peudo-expert nommé Will McCants – autoproclamé, comme la plupart des experts dans ce domaine –, qui a pignon sur rue et qui est largement écouté dans le monde anglo-saxon, désigna un groupe terroriste nommé Ansar al-Jihad al-Alami comme responsable de l’attentat, information reprise sans vérification par le New York Times, la BBC, The Gardian, The Washington Post, etc. Curieusement, lorsqu’il fut évident que l’auteur des attentats n’était pas un musulman, on ne le qualifia plus de «terroriste» mais d’»extrémiste chrétien» dérangé ; néanmoins, sa manière d’agir restait identifiée à celle des intégristes musulmans !

Les attentats de Breivik eurent lieu le lendemain de la décision prise par le gouvernement norvégien d’annoncer, à l’occasion de l’assemblée générale de l’ONU qui devait avoir lieu au mois de septembre suivant, sa reconnaissance de l’État palestinien. En outre, les jeunes du parti travailliste norvégien tenaient un congrès dans l’île où eut lieu le massacre et prônaient une action radicale, allant jusqu’au boycott économique d’Israël, sur le modèle des mesures qui avaient autrefois été prises à l’égard de l’Afrique du Sud. Oslo était par ailleurs un lieu symbolique, puisque c’est là que se sont déroulées les négociations qui ont abouti aux premiers accords directs israélo-palestiniens, le 13 novembre 1993.
Breivik avait rédigé un manifeste de 1518 pages intitulé 2083 – une déclaration d’indépendance européenne. Pourquoi 2083 ? Sans doute en référence au siège de Vienne par les turcs en 1683 : la résistance acharnée des Viennois mit un arrêt définitif aux ambitions turques sur l’Europe centrale. On comprendra que cette victoire empêchant les hordes musulmanes d’assujettir l’Europe chrétienne soit utilisée comme un symbole fort pour les fanatiques anti-musulmans d’aujourd’hui . Pour Breivik, le 400e anniversaire du siège de Vienne devait être la date butoir du triomphe de la chrétienté sur l’islam.
Dans son pensum de 1500 pages, fait d’innombrables citations, Breivik cite les principaux auteurs états-uniens et européens qui entretiennent la hantise d’une déferlante islamique sur les pays chrétiens. Rien de ce qui se trouve dans le manifeste de Breivik n’est une surprise : opposition au multiculturalisme, à l’impérialisme (lequel ?), à l’islam, et affirmation d’une Europe chrétienne. Notons que si Breivik se réfère à une Europe chrétienne, il ne se définit pas lui-même comme fondamentaliste, mais comme modérément croyant, passionnément pro-sioniste. Les idées de Breivik peuvent choquer en Europe ; elles sont monnaie courante aux États-Unis où le fondamentalisme chrétien est profondément ancré, formé de sectes ayant des millions d’adeptes qui sont l’exact équivalent des fondamentalistes musulmans. «Ces gens sont à l’image d’Al Qaïda, ou plus exactement des Talibans, et ils n’ont pas besoin de mettre des voitures piégées ni de diriger des avions contre les immeubles parce qu’ils ont les forces armées US pour le faire à leur place «.

Breivik, le tueur d’Oslo, n’a quant à lui rien à voir avec l’extrême droite traditionnelle, violemment antisémite : il s’inscrit parfaitement dans le courant de cette extrême droite «post-moderne» qui se sent des affinités avec Israël et… avec Bat Ye’or !!! La question est de savoir si les thèses de Bat Ye’or jouèrent un rôle dans la formation de la vision du monde de Breivik telle qu’elle est exposée dans son manifeste, et si ces thèses ont influé sur sa décision de passer à l’action.
Le Temps de Genève la désigne comme « une des principales sources intellectuelles du tueur norvégien » et comme « l’une des figures de proue de l’anti-islamisme mondial ». Le journal genevois précise encore que «Bat Ye’or, (…) est citée plus de quarante fois dans les 1500 pages du manifeste de Breivik». Naturellement Bat Ye’or se dit «choquée par la récupération politique de ses idées par le tueur» : « On essaie de m’imputer la responsabilité des massacres d’Oslo parce que je suis citée dans le manifeste, mais il s’agit d’une campagne d’incitation à la haine contre ma personne. On cherche à discréditer, voire à supprimer mes travaux. » Anders Breivik s’est particulièrement intéressé à l’un de ses derniers livres – Eurabia : The Euro-Arab Axis – publié en anglais en 2005.
Il ne fait aucun toute que Bat Ye’or n’a jamais préconisé de tels actes Mais les mots sont-ils innocents ? Sa dramatisation à outrance de l’ « invasion » islamique en Europe n’a-t-elle pas contribué à exacerber le sentiment d’être victime d’une occupation étrangère ? Que penser d’un auteur qui est cité, ainsi que son concept d’Eurabia, plus de quarante fois dans un document, rédigé par un homme qui fait exploser au pied d’un immeuble un véhicule rempli de 900 kilos d’explosifs, tue 69 personnes, en blesse 151 autres ? Bat Ye’or se pose en victime et elle dénonce le « hallali médiatique qui s’est déchaîné contre des auteurs et militants contestataires n’ayant aucun lien avec ce crime ». Ce déchaînement montre « la puissance d’une force politique transnationale visant à criminaliser des opinions opposées ». Les journalistes qui l’interviewaient lui posaient tous « les mêmes questions, comme si elles émanaient d’une seule et même source qui les leur avait dictées ». Parlant de ceux qui, en Europe et aux États-Unis, se rebellaient contre le conformisme idéologique, elle demande : « Avaient-ils été déjà repérés avant le massacre d’Oslo par le bureau de la Surveillance Globale ? » [Je souligne.]
Lorsqu’on lit dans cette même interview que le gouvernement norvégien « approuve le jihad terroriste contre Israël », que le terrorisme de Breivik « s’est retourné contre les siens, contre son propre parti », et qu’il « s’enracine dans la politique norvégienne de soutien et d’approbation du terrorisme palestinien contre des civils, hommes, femmes et enfants israéliens », on n’est pas loin de se demander si Bat Ye’or ne penserait pas que les Norvégiens l’ont bien cherché.
On peut être d’accord avec elle lorsqu’elle dit qu’« il n’y a pas de bons ou de mauvais terrorismes », et que « les massacres en masse sont des actes criminels, quelles qu’en soient les victimes ». Cependant, on comprend bien que sous sa plume cette remarque ne s’applique pas lorsque c’est Israël qui est l’auteur d’actes terroristes.
Le paradoxe de cette histoire est que Bat Ye’or fait maintenant partie d’un courant d’idées héritier de l’extrême droite européenne des années 30 et 40.

Une nouvelle extrême droite ?

On assiste depuis quelques années à un phénomène curieux. Traditionnellement, l’extrême droite était hostile à Israël et soutenait les musulmans par haine des juifs. Cette extrême droite-là pourrait être qualifiée d’»archaïque», par opposition à une extrême droite «post-moderne» qui soutient maintenant Israël par haine des musulmans. Jörg Haider était, dans les années 1990, chef du Parti de la Liberté, parti d’extrême droite en Autriche : il affichait ouvertement sa sympathie pour les nazis.
Les thèses de Bat Ye’or ont commencé par avoir une audience en France auprès de groupes d’extrême droite : Bloc identitaire, Riposte laïque, l’Observatoire de l’islamisation, etc. mais elles se sont largement répandues dans l’ensemble des mouvements d’extrême droite en Europe : l’Union démocratique du centre en Suisse, le Parti du progrès en Norvège, le Parti libéral en Autriche, le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni.
De nombreux intellectuels reprennent ses thèses : la journaliste italienne Oriana Fallaci, l’économiste allemand Thilo Sarrazin ou le romancier Français Renaud Camus. Aujourd’hui, les ouvrages de Bat Ye’or sont conseillés sur les sites de nombreux partis d’extrême droite islamophobes et pro-sionistes. On voit Bat Ye’or participer à des initiatives en présence de tous les leaders d’extrême droite européens : Filip Dewinter, dirigeant du Vlaams Belang, parti d’extrême droite belge, Gert Wilders, député néerlandais du Parti de la liberté.
En décembre 2010 le successeur de Jörg Haider, Heinz-Christian Strache, visita le Mémorial Yad-Vashem après avoir fait une apparition officieuse au Parlement israélien en compagnie de Filip Dewinter, dirigeant du Vlaams Belang, de l’extrême droite belge. Le Monde du 15 décembre 2010 rapporta même qu’en Israël Heinz-Christian Strache dénonça la « menace islamique». Wilders et Dewinter participèrent, avec d’autres représentants de l’extrême droite européenne, à un colloque sur les «stratégies contre le terrorisme islamique» convoqué à l’initiative d’une organisation israélienne d’extrême-droite. Naturellement les participants au colloque furent conviés à visiter le mémorial du génocide nazi à Yad-Vashem. Ils furent également reçus par un député au Parlement.
Le Front national n’est pas de reste, qui se ravale la façade en s’engageant sur le même chemin. Marine Le Pen avait été invitée à Radio J le 9 mars 2011, mais les responsables de la radio renoncèrent à la recevoir. En tout cas, on l’avait tout de même invitée… C’était peut-être un test. Il est vrai qu’elle avait déclaré que «la Shoah a été le summum de la barbarie» – ce qui tranchait tout de même avec les déclarations de son papa.
Si ce processus se confirme, on assisterait à une réorganisation en profondeur de l’ensemble de l’extrême droite européenne alliée à l’extrême droite israélienne. Ce serait le retour de l’homme blanc, mais cette fois l’homme blanc n’est plus aryen, il est non-musulman. Dans ce tableau mythique, Israël joue le rôle de rempart contre le déferlement des hordes barbares – musulmanes, on aura compris.

Conclusion

L’œuvre de Bat Ye’or est tout entière tournée vers le désir de démontrer une thèse, et vers la volonté de convaincre ses lecteurs de la validité de cette thèse, quitte à déformer outrancièrement la réalité :
1. Il est du devoir des pays occidentaux de soutenir inconditionnellement Israël ;
2. Le monde arabo-musulman dans son intégralité représente une menace pour Israël ;
3. Ceux qui ne le font pas sont des antisémites et des traîtres inféodés aux pays arabes.

A l’examen, on retrouve dans les attaques de Bat Ye’or contre l’Europe, et dans les mises en garde qu’elle lui adresse, une vision de ses propres fantasmes concernant les Palestiniens :
• Elle affirme que l’Europe sera un jour submergée par la démographie de ses immigrés arabes, alors que c’est précisément ce qui menace Israël : n’ayant pas réussi à expulser de ses frontières tous les Palestiniens, ceux-ci représentent aujourd’hui 20% de la population israélienne totale ; leur démographie est très supérieure à celle des Juifs, et particulièrement des Juifs ashkénazes. Les projections montrent que dans 15 ans la population musulmane représentera 24 à 26% de la population israélienne. Certaines études affirment que les Arabes israéliens pourraient devenir majoritaires entre 2035 et 2048. On peut aisément imaginer la panique que ce constat peut provoquer chez une personne comme Bat Ye’or.
• Elle reproche aux Européens d’être transformés en «dhimmis» par les Arabes, alors que ce sont les Israéliens eux-mêmes qui maintiennent les citoyens arabes à l’état de dhimmis.

René Berthier

PAR : René Berthier
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